Ecole du spectateur

L. Aïchi (1S4) rend compte des Fausses confidences  par La direction le 2014-11-27

Linda Aïchi (1S4) rend compte d’une sortie au théâtre de l’Odéon à Paris

mardi 20 mai 2014 par Elisa Franzon

Nous avons assisté ce vendredi 7 février 2014 à la mise en scène des "Fausses Confidences" de Marivaux par Luc Bondy au théâtre de l’Odéon. Avec une distribution de grande qualité et une mise en scène inventive, la pièce a été totalement modernisée.Cette pièce écrite par Marivaux au XVIIIème siècle a été, ici, mise en scène de manière tout à fait fascinante. En effet les chaussures ont pris une place plus qu’essentielle dans la mise en scène. Sur scène étaient formés deux cercles de chaussures. Chaque paire avait une couleur différente. Je ne sais pas qu’elle était la signification exacte des chaussures mais je pense qu’elles représentaient la pensée d’Araminte puisque lors du changement amoureux qui se produit dans sa vie, elle est tourmentée, perdue et les cercles de chaussures sont balayés et mis en désordre complet. En plus d’avoir cette particularité de la chaussure, le décor de la grande scène du théâtre de l’Odéon était imposant. En effet des murs mobiles étaient ajustés selon les besoins des différentes scènes.
Le jeu des acteurs était impressionnant. Ils avaient une énergie folle. Avec une Isabelle Huppert dans le rôle d’Araminte, Louis Garel dans le rôle de Dorante, Jean Damin Barbin dans celui d’Arlequin et Manon Combes en Marton, la représentation était parfois très comique.
Ce qui ressort le plus de cette représentation selon moi, c’est l’effort de modernisation accompli avec succès. Pour cela le metteur en scène a même modifié le texte très légèrement. Les costumes n’étaient bien sûr en aucun cas traditionnels du XVIIIème mais au contraire très contemporains. Les rôles féminins d’Araminte et Marton portaient pour l’une un ensemble blanc très léger et moderne et l’autre une robe assez courte. On remarque d’ailleurs la portée symbolique de l’évolution de la tenue d’Araminte au cours de la pièce : d’abord contrainte dans ses mouvements par une robe resserrée, elle finit libre de ses mouvements dans une robe légère. La couleur blanche souligne encore cette portée symbolique. La robe d’Araminte signifie la liberté et le nouveau départ amoureux qu’elle s’accorde avec Dorante. Mme Argante, interprétée par Bulle Ogier, portant des lunettes de soleil, un long manteau de fourrure, des bijoux imposants et une canne, était, comme les autres, très moderne et drôle.
Ayant étudié d’autres représentations comme celles de Didier Bezace ou encore celle de Jean-Louis Thamin qui ont choisi de conserver l’esprit du XVIIIème siècle dans leur mise en scène, on remarque des différences flagrantes au niveau du jeu des acteurs. Isabelle Huppert en Araminte joue de manière très vive et avec beaucoup de légèreté. Elle dit ses répliques de manière si vive qu’elle coupe à plusieurs reprises celles des autres acteurs. Nous étant exercés nous-mêmes à jouer quelques scènes des Fausses Confidences, nous avons remarqué que l’élève interprétant Araminte
avait cette même tendance à écourter les répliques des autres. Ceci prouve bien que le personnage d’Araminte, bien que plus ou moins manipulé par Dubois, est bien le personnage décidant du rythme de la pièce, notamment selon son désir profond d’aimer. Toujours dans la comparaison des différentes représentations étudiées, Bulle Ogier interprétant Madame Argante se démarque très nettement des interprètes de ce même rôle dans les mises en scènes de Bezace et Thamin. En effet chez Bondy, nous faisons face à une femme fière, indépendante, dynamique et qui exerce un jeu jubilatoire alors que chez Bezace par exemple nous avons simplement une femme âgée, peu dynamique, en fauteuil roulant et portant un petit chien sur ses genoux. Nous avons l’impression d’une femme moins hargneuse que chez Bondy.
Le comique de la pièce a été ici très intensifié par un jeu des acteurs et une mise en scène d’une très grande qualité donnant naissance à une représentation plus qu’agréable, remarquable et qui se démarque complètement des autres représentations de cette même comédie.

Linda Aïchi 1S4

Linda Aïchi (1S4) rend compte de "Ravel"   par La direction le 2014-11-27

Linda Aïchi (1S4) rend compte de "Ravel" au théâtre municipal de Fontainebleau le 8 décembre 2013

Une oeuvre originale à la croisée des disciplines et des genres artistiques

jeudi 9 janvier 2014 par Elisa Franzon

D’après une œuvre de Jean Echenoz, sur une mise en scène d’Anne-Marie Lazarini et des morceaux de piano exécutés sur scène par Andy Emler, "Ravel" est un spectacle passionnant et original.

Cette pièce présente les dix dernières années de la vie de Maurice Ravel (1927 à 1937), en commençant par son départ aux Etats-Unis pour une tournée grandiose, puis en évoquant sa composition à succès du "Boléro" et du "Concerto pour main gauche" , mais aussi la dégradation de son état de santé jusqu’à sa mort.
Une description très précise du personnage est établie tout le long du récit : à la fin de la représentation, chaque spectateur sait que Ravel aimait prendre des bains et fumer ses gauloises et qu’il travaillait avec passion. L’accent est également mis sur son caractère solitaire, un peu timide, et sur son allure de dandy toujours tiré à quatre épingles !
Après sa lecture de "Ravel", Anne-Marie Lazarini se lança le pari de mettre en scène cette œuvre. Elle contacta donc Jean Echenoz qui fut tout de suite enthousiasmé par le projet. Ainsi le texte initial fut à peine retouché puisque l’histoire est d’une certaine manière racontée. En effet les acteurs présents sur scène racontent les faits, les anecdotes, les habitudes comme on raconterait une histoire. Michel Ouimet interprétant Ravel parle d’ailleurs lui aussi à la troisième personne. Ils ajoutent à cela un jeu d’acteur qui rend la scène vivante.
Cette adaptation théâtrale possède bien d’autres particularités à commencer par la mise en scène. En effet, Mme Lazarini eut l’idée de donner à cette œuvre une couleur caractéristique, le bleu. Cette couleur est donc omniprésente à l’aide d’un décor entièrement bleuté : de la scène aux différents objets présents tels qu’une armoire, une chaise longue, un fauteuil, une maison miniature et même le piano !
La présence de trois acteurs seulement a été requise, Michel Ouimet (dans le rôle de Ravel), Coco Felgeirolles et Marc Schapira. Ces deux derniers jouent plusieurs personnages, allant d’Hélène Jourdan-Morhange à la femme du capitaine d’un bateau et allant de Paul Wittgenstein à un chauffeur de taxi. En plus de leurs différents rôles, ils interprètent chacun la voix narrative.
Andy Emler interprète sur scène ses propres œuvres. Le dosage entre théâtre et musique est parfaitement équilibré. Le pianiste se prend parfois au jeu et devient un personnage de l’histoire. Cette pièce devient alors abordable pour les passionnés de théâtre mais aussi de musique !
Bien qu’il n’y ait à aucun moment de vrais dialogues entre les personnages, le résultat est très vivant. Sans doute grâce à la présence de nombreux accessoires, à la musique interprétée directement sur scène, grâce au talent des acteurs et à la qualité du texte original. La mise en scène d’Anne-Marie Lazarini nous séduit. Connaissant mal Ravel, j’ai énormément apprécié de le découvrir à travers cette belle prestation théâtrale !

Linda AÏCHI, 1S4

Europunk : visite-conférence de l’expo-événement  par La direction le 2014-11-27

Europunk : visite-conférence de l’exposition-événement à la Cité de la Musique

Les Premières et Terminales CG à la (re)découverte du phénomène punk mercredi 4 décembre 2013

samedi 30 novembre 2013 par Francois Rubellin

Les élèves de Première et Terminale de l’atelier Culture Générale seront confrontés mercredi 4 décembre à l’une des dernières avant-gardes artistiques, musicale mais aussi plastique, sociale et politique du 20e siècle : le mouvement punk. Ils assisteront à une visite-conférence de l’exposition Europunk à la Cité de la Musique. La sortie sera précédée d’une séance introductive mardi 3 de 17h à 18h30 en B20 sur les dimensions sociale, politique et musicale du phénomène, et suivie d’une seconde post-exposition mardi 10 de 17h à 18h30 en D14 sur les aspects plus spécifiquement plastiques. Le lien ci-dessous mène au mini-site de l’exposition, le pdf au dossier de presse que nous a gentiment adressé Ludovic Boulet de la Cité de la Musique :
http://www.citedelamusique.fr/minisites/1310_europunk/index.asp