Allemand

Constance 2019  par Luce Duroy le 2019-08-29

Du 15 au 24 mai, 14 élèves de secondes ont participé à la 43ème édition de l'échange avec le lycée Humboldt de Constance. Cette année aussi, le séjour fut placé sous le signe de la bonne humeur grâce à l'hospitalité et à la disponibilité de nos hôtes.

Merci à Sébastien, Chloé et Enora de nous faire partager leur récit de voyage et leurs impressions!

SEJOUR à CONSTANCE

Jours 1 et 2

Le mercredi 15 mai, nous sommes arrivés à Constance vers 17h et nous avons retrouvé nos correspondants. Le lendemain, nos partenaires d’échange nous ont accompagnés au lycée Humboldt. Nous avons ensuite rencontré un des professeurs de l’école, Monsieur Rieth, ainsi que le proviseur, Monsieur Kaz, qui nous ont présenté le système scolaire allemand. Les différences avec la France sont nombreuses, notamment pour les niveaux de classe. Par exemple, le collège et le lycée sont regroupés dans un même établissement. De plus, les élèves terminent leur journée plus tôt (15h maximum). Ils ont en revanche des vacances plus courtes. Dans leur école, ils ont la possibilité d’apprendre 4 langues: l’anglais, le latin, le français, l’italien.

Avant de partir à la découverte de la ville de Constance, nous avons fait un rallye au sein de l’établissement pour nous familiariser avec le lycée et mieux nous y repérer. Le lycée Humboldt est certes plus ramassé que le lycée François 1er, mais on a vite fait de s'y perdre. Premier bain linguistique: par équipes de deux ou trois, nous avons posé des questions - en allemand bien sûr - aux élèves et aux professeurs que nous rencontrions pour obtenir des informations et répondre ainsi au questionnaire.

Nous nous sommes ensuite rendus à pied dans le centre de Constance, qui n'est pas loin du lycée. Nous nous sommes transformés en guides touristiques et avons présenté à tour de rôle le monument sur lequel nous avions fait quelques recherches au préalable.

Monsieur Rieth nous a ensuite conduits au sommet de la cathédrale - 250 marches - et de là, nous pouvions jouir d'une vue à 360° sur Constance , le lac (der Bodensee en allemand) et ses alentours. Nous avons retrouvé nos correspondants à 13h pour déjeuner avant de prendre le bac (die Fähre) pour aller à l’église de Birnau. C’est une église baroque aux couleurs roses, et aux nombreux détails blancs, nacrés ou dorés.

Jour 3

Le matin, nous sommes allés en cours avec nos correspondants. En première heure, certains d’entre nous ont assisté à un cours de NwT (Naturwissenschaft und Technik), une matière qui s’apparente à la technologie. Ce jour-là, les correspondants qui avaient NwT devaient poursuivre la fabrication d' un robot. Ensuite, nous sommes allés en sport, au programme il y avait volley ball. Durant le cours de sport, les garçons et les filles sont séparés, il y a deux professeurs différents. Ensuite, comme certains des correspondants avaient un contrôle de mathématiques, nous avons changé de classe et nous nous sommes retrouvés dans un cours de littérature. Bien trop difficile pour nous, mais on a pu en revanche remarquer que les élèves participaient beaucoup et n'hésitaient pas à donner leur avis. L’après-midi, nous sommes allés au complexe sportif pour faire du canoë sur le Rhin. Nous étions en général 4 dans un bateau, il faisait très beau, ce fut un moment très agréable et très apprécié de tous.

Jours 4 et 5

Pendant le week-end, nous n’avons pas tous fait la même chose, nous étions dans nos familles d'accueil respectives. Certains sont allés à Stuttgart, la capitale du Land Bade-Wurtemberg pour visiter un musée d'art (die Staatsgalerie). D'autres sont restés à Constance et ont visité des musées dans les environs. Le dimanche, certains sont allés faire de l’accrobranche (der Kletterwald) tandis que d’autres ont visité l’île aux fleurs de Mainau (voir jour 8).

Jour 6

Lundi 20 mai, à 8h00, nous nous sommes retrouvés au port de Constance (der Hafen) pour prendre le "Katamaran" et aller à Friedrichshafen sité de l'autre côté du lac. C'est un bateau très rapide qui permet de rejoindre Friedrichshafen en 50 minutes. La ville est connue pour son musée consacré aux machines et aux dirigeables, le musée Zeppelin du nom du comte Zeppelin, l'inventeur du dirigeable (der Zeppelin). Les ballons dirigeables qui ont volé pendant une partie du 20ème siècle étaient entre autres fabriqués à Friedrichshafen. Le plus grand d’entre eux était le "Hindenburg". C'était le plus grand dirigeable commercial, il faisait 245 mètres de long et était affecté sur la ligne régulière Europe - Etats-Unis entre Friedrichshafen et New-York. Le problème avec les ballons dirigeables à l’époque était qu’ils volaient à l’hydrogène, qui est un gaz hautement inflammable. Un jour, il y a eu un accident. Le ballon dirigeable s’est embrasé en 30 secondes, mais il y a quand-même eu des survivants. A l'époque, un trajet en ballon dirigeable coûtait extrêmement cher, environ 7000€,  seule un petite frange de la population y avait donc accès. Au printemps et en été, on aperçoit souvent des dirigeables dans le ciel de constance. C'est signe de beau temps. Voler en dirigeable, aujourd'hui, c'est possible! Si vous avez envie de changer de point de vue, embarquez sur le Zeppelin NT, la demi-heure vous en coûtera 250 euros.  Après la visite du musée, nous avons eu quartier libre dans la petite ville de Friedrichshafen, puis avons repris le "Katamaran" pour rentrer à Constance et avons passé l'après-midi avec notre correspondant.

Jour 7

Aujourd'hui mardi, nous avons pris le flixbus avec nos correspondants pour aller à Fribourg-en-Brisgau (Freiburg im Breisgau) en passant par la Forêt Noire (der Schwarzwald). Nous sommes donc arrivés à la gare routière, puis nous nous sommes dirigés vers l’hôtel de ville où nous attendait notre guide pour la visite de la ville. Elle nous a expliqué l'origine et l'histoire de Fribourg, elle nous a raconté que Fribourg est une ville jumelée avec plusieurs villes étrangères comme en France Besançon. Fribourg a été et est toujours une ville universitaire, même si au départ l’enseignement était uniquement réservé aux garçons. A l'époque, on pouvait y faire des études de théologie, de philosophie etc… . Fribourg est également une ville très commerçante et très animée, notamment grâce à son marché quotidien situé autour de la cathédrale (das Münster). Beaucoup d'artisanat, notamment des jouets en bois, et aussi de nombreux producteurs locaux qui viennent vendre leurs produits en circuit court. Fribourg est une ville très agréable où coulent les "Bächle", ces petits ruisseaux, emblèmes de la ville, qui lui donnent de la fraîcheur en été, mais ce jour-là, il a plu toute la journée. Pas de chance. Après la visite de la ville et un moment de quartier libre, nous sommes retournés au flixbus pour rentrer à Constance, contents, mais fatigués par cette longue journée.

Jour 8

Ce mercredi, nous nous sommes rendus en bus sur l'île de Mainau, accessible grâce à un pont ou par bateau. Notre guide nous y attendait pour nous faire découvrir l'île, qui appartient à la famille royale de Suède, les Bernadotte. Nous avons commencé par la magnifique allée de séquoias. Ils ne sont pas très vieux. Aussi ils ne sont pas aussi gigantesques que ceux de Californie, mais ces séquoias sont tout de même très, très grands. La guide nous a ensuite emmenés sur le site du jardin thématique où les élèves d'un lycée horticole des environs laissent libre cours à leur inspiration et donnent corps tous les ans au thème imposé de l'année en faisant des compositions minérales et végétales. Cette année, le thème était le réchauffement de la planète. La nature devient art. Mais au-delà de l'oeuvre artistiqe, il est intéressant de voir comment ces élèves sont parvenus à faire passer leur message et à sensibliser les spectateurs que nous sommes. L'île de Mainau est appelée l'île aux fleurs (die Blumeninsel). Il y en a partout, elles sont plus belles les unes que les autres. Nous étions sans cesse en admiration devant de grands parterres de fleurs de toutes les couleurs, devant les escaliers italiens ou encore la serre aux papillons et aux plantes tropicales. C'est vraiment une île magnifique où l'on peut passer des heures sans se lasser.

Jour 9

Nous sommes allés en bus à l’université de Constance qui se situe sur les hauteurs de la ville à la lisière de la forêt. On y jouit d'une belle vue sur le lac de Constance. L'université de Constance a plusieurs particularités; Tout d'abord du point de vue architectural: la luminosité y est très importante. Le toit du hall principal par exemple est composé de nombreux polyèdres en verre multicolore si bien que lorsqu'il y a du soleil, les couleurs se projettent sur le sol en une multitude de petits points colorés. Une autre particularité est la crèche où les étudiants ainsi que le personnel de l’université peuvent déposer leur enfant le matin et le récupérer dans l'après-midi. Il y a effectivement de nombreux étudiants chercheurs allemands et étrangers, qui ont déjà une famille et qui apprécient cette opportunité.  Enfin, la bibliothèque. Elle est immense, elle s'étend sur tout le sous-sol de l'université, mais elle reste très lumineuse car des puits de lumière en forme de gros hublots permettent à la lumière du jour de s'y engouffrer. Ce qui nous a frappés, c'est que la bibliothèque de l'université est ouverte 24h sur 24h, 7 jours sur 7. Les étudiants peuvent y avoir accès à tout moment et selon les dires de notre guide étudiante, il n'est pas rare de rencontrer des étudiants au beau milieu de la nuit. Dans cette grande université, qui compte plus de 10 000 étudiants,  toutes les filières sont représentées, à l'exception de la médecine. Depuis plus d'une dizaine d'années, elle a acquis le statut d'Université d'excellence qui consacre un haut niveau de recherche scientifique.

A la fin de la visite, nos correspondants sont venus nous rejoindre et ensemble, nous avons organisé avec nos professeurs allemands et français un barbecue dans la forêt. C'était une façon bien agréable de passer du temps tous ensemble avant de nous dire au revoir car le lendemain, c'était déjà le retour en France, via Zürich cette fois-ci.

Nous avons passé 10 jours riches en expériences et découvertes linguistiques, culturelles, sportives dans un environnement  naturel de toute beauté et espérons garder des relations avec nos correspondants et - pourquoi pas - poursuivre un jour nos études à l'Université de Constance.

       

 

       

      

 

Autour de l'Europe  par Luce Duroy le 2019-07-11

  

Les élèves de 1ère SED font leur Europe. Ils ont participé dans le courant de l'année au projet ErasmusDays sur l'Europe et ses enjeux: "Dis-nous ce que représente l'Europe pour toi et comment tu imagines son avenir!" Les élèves ont travaillé en groupe. Chaque groupe a rédigé un discours en langue allemande, puis a choisi un porte-parole au sein du groupe et a filmé la prestation de son ambassadeur. Un grand merci à tous pour votre motivation et l'implication dans ce projet, et des remerciements tout particuliers à Louis Rubellin pour la qualité du montage vidéo.

Bénédicte, Thérèse-Bénédicte et Ayana, Maxime, Pierre-Louis et Adam se font les porte-paroles de leur classe et vous présentent leurs visions de l'Europe. Cliquez sur le lien! https://www.youtube.com/watch?v=gnUhcYEoC38

Quizz franco-allemand  par Luce Duroy le 2018-07-13

Un grand bravo aux gagnants du quizz franco-allemand lors de la journée franco-allemande!

Les gagnants du quizz franco-allemand  par Luce Duroy le 2018-05-30

Les gagnants du quizz organisé par les secondes 2 et 3 lors la journée franco-allemande sont:

-Bonnier Carla (TL1)

-Courtois Solène (TL1)

-Dekker Auguste (2nde 4)

-Duchamp Clair (MP)

-Dugourd François (TS3)

-Foillard Roxanne (1S3)

-Hadj-Hassen Rime (TL1)

-Le Roy Bénédicte (2nde 4)

-Marion-Miraca Hélory (2nde 2)

-Perrin Tu Van-Lyvia (1S3)

-Rasaminaivo Alexia (TS3)

-Verchinine Pauline (1S3)

Vous êtes tous attendus mardi 5 juin 2018 pendant la récréation du matin (10h15) au CDI où la classe de 2nde 2 et 3 aura le plaisir de vous remettre un prix.

Bravo à tous et à mardi.

Réception au Ministère de l'Intérieur  par Luce Duroy le 2018-03-17

Dans le cadre d'une journée de découverte franco-allemande organisée par l'OFAJ, les classes d'allemand des Secondes 2 et 3 et la Seconde 4 SED se sont rendues le lundi 12 février à Paris Place Beauvau pour une réception au Ministère de l'Intérieur. Les élèves ont été très intéressés par cette visite que nous raconte ici Philippine Quantin, élève de Seconde 2. Merci Philippine!

Une fois arrivés sur place, nous avons regardé une vidéo sur le Ministère de l'Intérieur, nous expliquant sa fonction, ses acteurs et ses domaines d'action, puis avons pu poser des questions préparées en classe à l'avance. Nous avons ensuite visité plusieurs pièces, une première dont les murs étaient recouverts des portraits de tous les ministres de l'Intérieur depuis sa création en 1790, et une deuxième qui n'était autre que le bureau du ministre actuel Gérard Collomb, qui nous l'a fait lui-même visiter! Nous y avons pris une photo avec lui. La visite s'est poursuivie dans une tonalité moins gaie avec la découverte des geôles où étaient enfermés les résistants pendant la Seconde Guerre mondiale, à l'époque où la Gestapo s'était installée dans ces locaux. Sur les murs de la cellule restée intacte depuis près de 80 ans, on peut encore lire leurs dernières paroles, qui nous ont vraiment émus. La visite s'est achevée par une collation préparée spécialement pour nous. Nous avons beaucoup apprécié cette attention!





Venez découvrir le Hollywood allemand!  par Alain Guyot le 2018-02-12


   

 

Bettina Zadlo, l'assistante d'allemand, fera mardi 13 février en salle vidéo de 11h30 à 15h30 une animation sur le nouvel "Hollywood" allemand! Venez nombreux!

 

 

Le jeune Karl Marx de Raoul Peck  par Luce Duroy le 2018-01-28

Un grand merci à Eulalie Bertier-Bolgert, élève de Terminale S3, qui nous présente ici le film de Raoul Peck: Le jeune Karl Marx.

Nous avons eu la chance d'assister à la projection du jeune Karl Marx de Raoul Peck sorti le 27 septembre, dans le cadre de notre cours d'allemand. Ce film retrace la vie de Karl Marx entre les années 1844 et 1848. Il est à cette époque journaliste et philosophe, et victime de la censure allemande, il a 26 ans. Son exil à Paris avec sa famille lui permet de faire des rencontres décisives avec plusieurs personnalités comme Proudhon, philosophe français, ou Friedrich Engels, fils révolté d'un riche industriel allemand. Ces jeunes gens intelligents, courageux et audacieux vont, entre parties d'échecs endiablées, nuits d'ivresse et débats passionnés, rédiger le texte générateur de révoltes partout dans le monde: le Manifeste du Parti communiste publié en 1848.

Raoul Peck est un réalisateur, scénariste et producteur, anciennement Ministre de la Culture de la République d'Haïti entre 1995 et 1997. Il préside aujourd'hui la Fémis, l'école de cinéma française mondialement connue. Sa filmographie reflète un ensemble de films à l'écriture particulière, dans la mesure où les sujets traités sont tant historiques, politiques que personnels.

Voici quelques scènes du film expliquées et rattachées aux événements historiques:

Le film commence par une scène dans la forêt où le peuple rhénan est violemment battu par les forces de l'ordre allemandes. En effet en 1842, la Diète rhénane adopte la loi sur le vol de bois, qui transforme le ramassage du petit bois dans la forêt en un délit très sévèrement puni. C'est un des événements majeurs qui éveille et alerte la conscience de Marx sur la situation subie par la classe ouvrière.

Ensuite, la scène de censure du journal rhénan. En 1842, Marx est journaliste, puis rédacteur en chef de la Gazette Rhénane, un journal d'opposition installé à Cologne. Un an plus tard, la Gazette est interdite et Marx est arrêté et fuit la censure en s'installant à Paris. Ce n'est pas un événement particulièrement marquant dans la vie de Marx, il devait s'y attendre, mais c'est l'événement déclencheur qui lui permit de rencontrer Engels, Proudhon et d'autres. Marx reprochait aux journalistes de la Gazette de seulement survoler, dans leurs articles, le sujet qui posait problème. Il pensait être le seul à aller au fond des choses. C'est aussi le premier exil que subit la famille Marx, d'autres suivront en 1845 de Paris vers Bruxelles, 1846 de Bruxelles en Prusse, 1848 de Prusse vers Paris et enfin vers Londres qu'elle ne quittera plus. Ces exils permanents  ont certainement participé à l'appauvrissement de cette famille. En effet, Marx naît et meurt dans un milieu de la petite bourgeoisie, ni pauvre, ni aisé, son oeuvre et son succès ne l'ayant pas enrichi.

Enfin, une dernière scène marquante du film, qui définit la mentalité de l'époque liée à l'industrialisation, est la discussion entre Marx, Engels et sa compagne et un riche industriel dans le hall d'un immeuble à Londres. Les protagonistes, d'humeur provocante, se promènent dans les rues de Londres quand ils décident d'entrer dans un théâtre réservé aux hommes, c'est là qu'un homme reconnaît Engels. C'est un ami du père de ce dernier, un industriel fortuné, qui engage la conversation. Très vite le mépris et colère de Marx et Engels envers la classe supérieure apparaissent et le sujet de l'exploitation abusive des enfants dans les usines jaillit. L'homme déclare qu'il exploite dans son usine, nuit et jour, des enfants de classe ouvrière. En effet en Angleterre, les enfants de plus de 5 ans pouvaient travailler et étaient très utiles aux industriels de par la docilité de leur caractère et leur agilité pour se mouvoir entre les métiers à tisser, pour attacher les fils avec leurs doigts délicats. Les enfants sont considérés comme de simples machines à produire. 

Merci à Mme Duroy et au corps enseignant ainsi qu'au cinéma Ermitage pour cette projection. Marx et son oeuvre refont surface depuis quelques années et il est important que les jeunes soient informés et connaissent ces analyses qui sont encore actuelles et applicables dans nos sociétés modernes.

Der junge Marx - P. Chauris et F. Dugourd (TSED)  par Luce Duroy le 2018-01-01

Jean-Baptiste Voisin, professeur de lettres modernes féru de philosophie, est venu dans la classe de Terminale SED échanger avec les élèves sur les fondements philosophiques de la pensée de Karl Marx et sur l'influence du marxisme au cours du XXe siècle dans la vie politique en France. Ont été abordés en particulier l'enracinement de la pensée de Marx dans l'idéalisme allemand, son engagement militant, la réception de sa pensée dans la culture française sans oublier la vie de Bohême...

Cette intervention a servi de préambule au visionnage du film de Raoul Peck Le jeune Karl Marx au cinéma L'Ermitage à Fontainebleau.

Un grand merci à Pierre Chauris et François Dugourd, élèves de TS3, pour leurs comptes rendus en français et en allemand de cette rencontre.

Conférence sur Karl Marx en introduction au film Le jeune Karl Marx.

La place des idées marxistes dans la vie politique et intellectuelle a évolué en près d'une génération, celle de nos parents et la nôtre. Marx a été une figure prédominante de la politique du 20ème siècle. On peut donc se demander pourquoi il est de nos jours passé sous silence et seulement évoqué comme un personnage appartenant à l'histoire passée (notamment dans le film documentaire Le jeune Karl Marx).

Pour nous faire comprendre l'histoire du marxisme, Monsieur Voisin a remonté le cours de l'histoire en partant de la chute de l'URSS en 1991 pour arriver à la jeunesse de Marx au début du 19ème siècle.

La chute de l'URSS a plusieurs origines. L'URSS est déjà déstabilisée depuis la perestroïka et le bras de fer avec la Pologne. Elle tombe finalement avec la chute du mur de Berlin.

Le déclin des idées marxistes est aussi visible en France. En 1981, François Mitterrand est élu Président de la République Française. Le PS étant en minorité, il fait alliance avec le PCF, mais en dictant ses conditions: le PCF doit renoncer à la lutte des classes et à la dictature du prolétariat. Cela est décidé lors du Congrès d'Epinay en 1971. Ce renoncement est un choc pour le marxisme, car pour Marx, la lutte des classes est le moteur de l'Histoire.

Le PCF renonce au principe même de l'idéologie marxiste. C'est donc un tournant dans le rôle du marxisme.

Le marxisme était en effet quasi hégémonique sur le terrain intellectuel depuis des décennies, en France notamment. Cette prédominance était partiellement due à la chute du nazisme. En effet, la défaite de la Wehrmacht est en partie due à l'Armée Rouge, qui se présente comme libératrice de l'est de l'Europe. Dès lors, le marxisme, appuyé par la réussite électorale du Parti communiste, se répand partout. Il est notamment très présent dans l'université française. L'école la plus prestigieuse, l'ENS, était imprégnée par un courant d'idées marxistes (Althusser, grand exégète français de la pensée marxiste).

Dans la jeunesse de Marx, l'éducation était marquée par l'hégélianisme. Cette philosophie considère que l'homme peut parvenir au savoir absolu et rendre compte intégralement de la réalité par la pensée et l'esprit de système. Hegel va, au nom de son système, s'attaquer à la théorie de Newton qui démontre la présence d'une planète inconnue et invisible depuis la Terre. Cette planète a ensuite été découverte au télescope, annihilant ainsi la prétention hégélienne. A partir de ce moment, la philosophie sera définitivement séparée de la science.

C'est donc dans ce cadre que le jeune Marx a étudié à l'université, où il a subi l'hégémonie de l'hégélianisme, duquel il s'est arraché en écrivant  L'idéologie allemande, qui a été alors le moyen le plus puissant de commencer à diffuser ses idées. Avec l'aide de son ami Engels, lui-même d'extraction bourgeoise, il défendra les intérêts du prolétariat.

Marx termine finalement sa vie dans la maladie et la misère, comme le montre l'extrait de l'opéra La Bohème de Puccini: homme pauvre, vivant dans une pièce sous les combles (ganté de mitaines pour se protéger du froid).

Nous remercions vivement Monsieur Voisin pour sa présentation qui nous a permis de mieux comprendre le film documentaire Le jeune Karl Marx. Le film était très riche, intéressant: il a à la fois bien illustré le désir de changer le monde de Marx, et a également permis de comprendre le contexte particulier de l'écriture du Manifeste du Parti communiste.

Pierre Chauris (TS3)

Karl Marx topaktuell?

Wie kann ein so grosser und bekannter Philosoph das Thema eines Filmes werden? Wie ist Karl Marx, eine der grössten Figuren der Philosophie, von der Gesellschaftsfrage zu einem kulturellen Ereignis übergegangen?

Um diese Frage zu beantworten, werden wir in der Zeit progressiv zurückkehren. Am 10. Mai 1981 wird François Mitterrand, Vorsitzender der sozialistischen Partei, Präsident der französischen Republik. Er ist der erste linkspolitische Präsident in der 5. Republik. Um zu gewinnen, brauchte François Mitterrand eine Union der Sozialisten (PS) und Kommunisten (PCF). Der Preis dafür  war aber für die Kommunisten der Verzicht auf die wichtigsten Ideen des Marxismus: der Klassenkampf und die Diktatur des Proletariats. Diese zwei Prinzipien klingen wie aktivistische Begriffe, obwohl sie grundsätzlich zum Marxismus gehören.

Zur Zeit von Karl Marx' Studium in Bonn dominierte der deutsche Idealismus von Hegel. In den sechziger und siebziger Jahren lag der Marxismus im Intellektuellenkreis in Frankreich im Trend. Deswegen war die Elite der Intellektuellen, so wie die Lehrer der "Ecole Normale Supérieure", und vor allem Althusser, der am stärksten marxistisch geprägt war, von der Entscheidung der PCF überrascht. Althusser hat das Kapital von Marx gelesen und in seinem Buch Das Kapital lesen dazu Erklärungen gegeben.

Aber vielleicht können wir diesen Film als Beweis dafür nehmen, dass der Marxismus nicht nur eine kulturelle Unterhaltung ist, sondern auch seit den Finanzkrisen wieder aktuell wird, nicht nur für die Politiker und die "Elite der Intellektuellen", sondern für alle Menschen.

François Dugourd (TS3)

Stefan Zweig au Théâtre-Sénart   par Luce Duroy le 2017-12-11

Rime Hadj-Hassen, élève de Terminale L1, nous fait partager son enthousiasme pour le spectacle sur Le Monde d'hier de Stefan Zweig mis en scène par Patrick Pineau et interprété par Jérôme Kircher au Théâtre-Sénart. Un grand merci à Rime.

Dynamique, solitaire, silencieux, libre, poétique, tel est Le Monde d'hier. Mais il en serait allé bien différemment si Jérôme Kircher n'avait pas pris la responsabilité d'incarner parfaitement cet illustre personnage qu'est Stefan Zweig. Le 19 octobre, certains élèves de Terminale L1 ont eu la chance de se rendre au Théâtre-Sénart, accompagnés de Madame Duroy, Monsieur Berthelot et Madame Humily, pour y admirer une facette du théâtre: l'art du monologue. Pendant une heure dix, Jérôme Kircher s'est présenté seul face au public pour interpréter l'une des plus grandes oeuvres de Stefan Zweig, Le Monde d'hier, son autobiographie. C'est par une collaboration des plus fascinantes que J. Kircher et P. Pineau montent ensemble ce texte d'une puissance inouïe. On peut bien se demander comment un comédien peut rester seul, au milieu d'une scène, sans mouvement particulier, à nous restituer fidèlement une autobiographie. C'est là que réside tout le talent de Kircher! Avec les conseils du metteur en scène, l'acteur s'est approprié l'âme de Stefan Zweig de manière à nous tenir en haleine tout au long de la pièce juste au son de sa voix. Mais ne pensez pas que là était son seul talent! Non, il a fait bien plus que cela. Kircher a su imiter à la perfection les gestes d'un homme seul, debout, racontant une histoire. Chacun de ses mouvements semblait naturel, au point où l'on aurait pu se croire en face de l'écrivain en personne. Pourtant, il se contentait de prendre une chaise, de mettre ses mains dans ses poches, de s'asseoir ou encore de faire quelques pas. Chacun des mots de l'auteur est lourd de sens, il incarne la poésie, l'unité et la paix. Il y a dans son écriture un lyrisme qui émerveille. Cette écriture est porteuse d'une dure vérité et par un pacte avec le lecteur, elle nous transmet une expérience et nous ne pouvons que rester marqués par tant de beauté d'esprit. Jérôme Kircher a su transmettre toutes les qualités de cet écrivain, il a su reproduire avec une précision étonnante la pression du contexte historique concernant les guerres et la montée en puissance des totalitarismes. Chacun de ses silences était marqué à vif par un sentiment d'instabilité et de grande réflexion. Telle était la prestation unique et exceptionnelle d'un comédien qui a fait renaître devant nos yeux un monde étincelant et perdu.

"Contre ma volonté j'ai été le témoin de la plus effroyable défaite de la raison et du plus sauvage triomphe de la brutalité; jamais - je ne le note point avec orgueil, mais avec un sentiment de honte - une génération  n'est tombée comme la nôtre d'une telle puissance intellectuelle dans une telle décadence morale." Stefan Zweig, Le Monde d'hier.

Rime Hadj-Hassen.

Prévention des dangers du net  par La direction le 2017-02-18

Dans le cadre de la séquence "Vernetzt sein" et de la journée d'action SID17, pour la prévention des dangers d'internet, les élèves germanistes (LV2) de seconde 1, 2 et 7 ont réalisé des affiches pour mettre en garde contre les dangers d'internet : en groupe, ils ont déterminé leur thématique puis construit leur affiche avec un titre, un slogan et une image (au moins), le tout en allemand bien sûr. Une présentation orale des travaux eut lieu en classe. De belles réalisations que vous pouvez notamment voir au CDI. Quelques exemples en photos (avec mes excuses pour les erreurs encore apparentes). 

Merci à tous pour votre investissement, Weiter so !

Mme Guillerault