Sciences Economiques et Sociales

Conférence Sociétés Coopératives et Participatives  par Delphine Taillieufievez le 2019-04-17

Lundi 25 mars 2019, les premières ES1, ES2 et ES4 ont participé à une séance de deux heures sur les Sociétés Coopératives et Participatives (Scop). Cette séance a été animée par Michel PORTA1 (ancien responsable au niveau national de la communication et du lobbying de la Confédération générale des Scop) et Daniel CHEVILLON (ancien dirigeant de la Scop AMB, une Scop du bâtiment).

 

Au cours de la première heure, les intervenants nous ont présenté les spécificités des Scop. 

Une Scop est une forme d’entreprise dont les salariés sont les associés majoritaires (co-entrepreneurs) et détiennent plus de 50 % du capital de l’entreprise dans laquelle ils travaillent. Le pouvoir de décision est aux salariés et chaque personne détient une voix. Les grandes décisions sont donc prises par les salariés comme l’élection du PDG par exemple. Les bénéfices de l’entreprise sont utilisés de trois manières : la « part travail » (environ 45%) ou participation versée à tous les salariés (associés ou non), la « part capital » (environ 10%) ou dividendes versés aux associés et enfin la « part entreprise » (environ 45%) qui correspond aux « réserves impartageables » affectées aux investissements et au développement de l’entreprise. Elles sont aussi là pour les conjonctures plus difficiles. Les propriétaires de Scop sont aussi très fiers d’investir une part importante pour le développement de l’entreprise. Dans les Scop il y a plus de sûreté pour les salariés (pas de risque d’apprendre une délocalisation), l’humain est placé en premier.

Il y a plus de 3000 Scop en France dans laquelle travaillaient plus de 50 000 salariés. La taille moyenne des Scop est de 18 salariés.

 

En deuxième heure nous avons constitué des groupes de travail afin de répondre aux trois questions suivantes :

1°) Quelles caractéristiques des Scop méritent plus d’explications ?

2°) Pour quelles raisons envisageriez-vous de travailler dans une Scop ?

3°) Pour quelles raisons refuseriez-vous de travailler dans une Scop ?

Les porte-paroles des groupes ont fait le compte rendu à l’oral de notre travail de groupe.

A la suite de nos échanges les intervenants ont apporté des précisions notamment sur la question des salaires dans les Scop. Les écarts de salaires sont moins élevés dans une Scop que dans une entreprise classique. En moyenne les salaires sont plus élevés pour les ouvriers peu qualifiés, mais moins élevés pour les cadres.

 

Cette conférence fut très enrichissante, c’est un statut d’entreprise que nous ne connaissions pas, et nous avons eu la chance d’échanger avec de vrais professionnels qui utilisaient un vocabulaire parfois un peu compliqué. Pour essayer de nous faire comprendre, ils ont choisi plusieurs exemples, comme celui de la première Scop française ACOME que nous avons pu visualiser grâce à une vidéo. De plus, nous avons apprécié qu’ils nous fassent travailler en groupe, c’était une bonne idée cependant nous aurions aimé un peu plus de temps d’interactivité lors des questions/réponses à la fin de la séance.

Pour finir nous sommes très reconnaissants du temps que nous ont consacré ces professionnels très impliqués dans leur travail. Nous les remercions vivement.

Par Victoria CAZOTTES et Ode GEBUHRER (1ère ES1)

Et Kevin ALVES, Julie PINART, Louise TISSEAU et Nathan WAUQUIER (1ere ES4)

1. M. Porta est co-auteur de l’ouvrage Le Bonheur est dans la Scop ! Un patrimoine d’expériences pour demain.

Delphine Taillieu-Fievez