Histoire-Géographie

Deux élèves de terminale lauréats au CNRD 2018  par philippe le 2018-05-27

Alexandre Oudotte et Rime Hadj-Hassen, respectivement élèves de Terminale S5 et L1, viennent d'obtenir avec les éloges du jury le 1er prix départemental du Concours National de la Résistance et de la Déportation 2018. Ils ont rédigé un mémoire sur le cas Auguste Calas, commissaire Principal à Fontainebleau sous l'Occupation, arrêté le 16 septembre 1943 sur dénonciation et incarcéré à Fontainebleau, puis transféré à Compiègne le 7 février 1944 avant d'être déporté à Buchenwald où il sera affecté à un Kommando de travail. Auguste Calas ne reviendra pas. 

Le travail de recherche de ce mémoire est tout simplement exceptionnel. Ils recevront leur récompense à la Préfecture du département à Melun le mercredi 6 juin 2018 à 15h00. Compte tenu des commentaires élogieux émis par le jury, on ne peut que leur souhaiter bonne chance et espérer une récompense au niveau académique et national. Jugez-en par vous même en lisant ce très bon récit (suivre ce lien).

P. Hébrard



1918-2018: centenaire de la Grande Guerre  par Francois Rubellin le 2018-01-30

 

 

 

 

 

 

 

 

2018 marque la fin des commémorations du centenaire de la Grande Guerre... mais pas du travail de mémoire individuel et collectif sur et autour de cet événement sans précédent de l'Histoire européenne, française notamment. C'est aussi l'occasion de mettre en lumière une réalisation exceptionnelle par son ampleur et le nombre de ses acteurs: le recensement des 1,4 millions de poilus morts au - ou à l'issue du - conflit, résultat de ce que les réseaux sociaux et la mobilisation via internet peuvent engendrer de meilleur. Mémoire des hommes (suivre ce lien) est en effet une banque de données inédite (mise en ligne en ce début 2018, près de trente ans avant ce qui était initialement envisagé grâce à l'adhésion massive de milliers d'internautes) hébergée par le Ministère des Armées. Chacun pourra très facilement retrouver la trace d'un aïeul mort au combat en effectuant une recherche nominale sur le site. Le journal Le Monde, dans son édition du 25 mise à jour le 29 janvier 2018 (suivre ce lien) rend compte de l'impressionnant ouvrage collectif et interactif.

 

D.-P. Levieil (Commission Européenne) au lycée  par Francois Rubellin le 2017-03-11

Dominique-Philippe LEVIEIL de la DG MARE (Direction Générale des Affaires Maritimes et de la Pêche) de la Commission Européenne (CE) sera présent au lycée mercredi 15 mars 2017 dans le cadre du programme Back to School de la CE. Il présentera dans un premier temps (11h25-12h20) aux élèves de 1ES2, 1L2 et 1ES1-L1 SEA (salle A01) l'action de l'UE, notamment au niveau régional, mais aussi la gestion de la question des migrants et échangera avec le public sur le rôle de l'institution et les enjeux supranationaux actuels. Un second temps (13h25-14h20) sera consacré à une rencontre avec les élèves PSP qui l'intervieweront en vue d'une mise en ligne de l'entretien.


Des élèves de Seconde 9 Second Prix Départemental  par philippe le 2015-06-13

Les élèves de Seconde 9 primés au concours départemental de la Résistance et de la Déportation mercredi 10 juin à la préfecture de Seine-et-Marne

En cette année 2015 qui marque le 70ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945 et de la fin des combats de la Seconde Guerre mondiale, le concours national de la résistance et de la déportation proposait  aux collégiens et aux lycéens de réfléchir et de travailler sur  le thème de « La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l’univers concentrationnaire ».

Mercredi 10 juin une cérémonie de remise des prix aux lauréats départementaux du 54ème Concours National de la Résistance et de la Déportation  était organisée à l’hôtel de la préfecture par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, la Fondation de la Résistance, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, la cérémonie étant présidée par Monsieur Jean-Luc Marx, Préfet de Seine-et-Marne.

Depuis le mois de décembre 2014  sous la conduite de Mlle Capobianco, professeure d’histoire-géographie au lycée, un groupe d’élèves de la classe de Seconde 9 composé de Manon Armitano, Elisa Espagnet, Alexia Fuchs-Cansell, Pola Kidzuga,Hannah Latu, Olivier Marro et Lucie Schulte s’est réuni une fois par semaine pour réfléchir à la question du retour des déportés qu’ils ont traitée sous la forme d’un journal relatant ce moment important dans le processus de déportation, et pourtant si souvent négligé. Le jury départemental du concours n’a pas manqué de souligner la qualité et le sérieux de leur travail en leur attribuant le second prix ex aequo dans la catégorie production collective.

De gauche à droite : Hannah Latu, Melle Capobianco, Pola Kidzuga, Alexia Fuchs-Cansell et Lucie Schulte 

On ne peut que féliciter ces élèves, saluer cette initiative citoyenne et l’engagement de ces lycéens à contribuer ainsi au devoir de mémoire.

P.Hébrard    



Le concours de plaidoirie du Mémorial de Caen  par Elisa Franzon le 2016-07-11

Cette année la classe de 1S1, encadrée par Mesdames Chantoiseau en histoire-géographie et Franzon en français, a participé au concours de plaidoirie du Mémorial de Caen et a eu la chance d'accéder à la finale régionale, aux côtés de 10 autres finalistes, sélectionnés parmi 400 participants. C'est Camille Lasserre et Barthélémy Marquet qui ont été choisis par la classe pour déclamer le discours lors de cette finale régionale et ils ont été chaudement félicités par les membres du jury, notamment une journaliste d'Amnesty International, et encouragés à participer à d'autres manifestations organisées autour des droits de l'homme. Malheureusement il n'y avait qu'une seule place pour la finale nationale...

Voici le discours tel qu'il a été écrit de manière collective d'abord en histoire-géographie, puis repris en français :

Rohingyas : les souffrances silencieuses d’un peuple oublié

         Yasmine vit en Birmanie. Elle a vingt-sept ans et quatre enfants. Elle est jeune, mais elle est déjà veuve, et surtout elle vit un cauchemar, le cauchemar de l’ethnie minoritaire des Rohingyas. En avril dernier, elle a décidé de prendre place à bord d’un bateau pour la Malaisie, avec ses quatre enfants. Elle raconte : « Nous avons vécu agenouillés sur le ponton, tenus au silence, avec une bouteille d’eau de mer chlorée et une ration de riz par jour ». Ainsi avec une centaine d’autres migrants, elle a dérivé pendant deux mois en mer d’Andaman, dans des conditions de vie et d’hygiène effroyables.

         Pour payer ce voyage de sept cent dollars, cette jeune mère a dû vendre ses rares biens et son numéro d’immatriculation de déplacée qui lui donnait droit au moins à une tente et à l’aide alimentaire. Tous ces sacrifices pour rien.

         Aujourd’hui Yasmine et ses quatre enfants vivent donc dans un camp situé à l’extrême sud-ouest de la Birmanie, au milieu de centaines d'autres réfugiés de la minorité musulmane Rohingya, qui tenteront eux aussi un jour d’échapper aux persécutions. Mais quel est donc ce destin tragique que les Rohingyas semblent fuir si désespérément ?

         Les Rohingyas sont une ethnie musulmane qui a sa propre langue. Cependant ils n’ont pas de pays et vivent éparpillés au sud de l’Asie. Ils sont 800 000 en Birmanie. Dans ce pays, au nom de leur différence, ces hommes, ces femmes et ces enfants ne sont pas considérés comme des Birmans, ni même comme des êtres humains. Peut-être avez-vous lu ce rapport de Human Rights Watch qui les décrit comme « violentés physiquement et matériellement ». Ceux que l’ONU décrit comme l’une des minorités les plus persécutées de la planète sont tyrannisés, violentés, torturés par les Birmans eux-mêmes avec la complicité du gouvernement. On les parque dans des camps. Là, ils sont sous-alimentés, l’eau qu’ils boivent n’est pas toujours potable, ils n’ont pas de matelas. Pour tous soins médicaux, ils reçoivent du paracétamol. Entassés comme du bétail, ils vivent jusqu’à cent soixante sept à un même étage, sans même pouvoir sortir.

         Ces camps existent aussi ailleurs : à Sadao, à Padang  et à Sangkha en Thaïlande, au Bangladesh. D’ailleurs le gouvernement bangladais pour refouler les Rohingyas à la frontière est parfois violent : certains meurent d’avoir espéré trouver refuge ailleurs ! Ceux qui réussissent à passer la frontière vivent cachés, sans habitation ni aide alimentaire.

         Mais les persécutions en Birmanie sont telles que les Rohingyas sont de plus en plus nombreux à fuir malgré tout. Entre janvier et mars 2015, vingt-cinq mille personnes ont pris la mer, fuyant leur destin tragique, dans l’espoir de rallier la Malaisie ou l’Indonésie et de demander le droit d’asile. Pourquoi font-ils l’objet d’un tel acharnement ?

« Le bonheur se trouve dans une vie harmonieusement disciplinée. »

[Silence]

C’est sous cette devise que le gouvernement civil du Myanmar perpétue la persécution des Rohingyas.

            Afin d’asseoir leur oppression sur le peuple birman, les dictatures successives avaient besoin d’un bouc émissaire.

            Les Rohingyas semblèrent tout indiqués pour jouer ce rôle : en effet, même s’ils sont présents en Birmanie depuis le XVe siècle, il était facile pour le régime de faire passer ces femmes et ces hommes, à la peau plus foncée que le reste des habitants, pour des immigrés récents venant profiter du système birman et des richesses du pays. Bien plus, pour avoir appuyé l’emprise britannique sur le pays au XIXe siècle, ils sont considérés comme des traîtres.

            Le développement d’une forme extrémiste du bouddhisme, religion majoritaire au Myanmar, rendait d’autant plus aisée la mise en place d’une discrimination organisée à l’encontre de l’unique ethnie musulmane de la nation.

         En 1982, Ne Win, alors tout nouveau dictateur du pays, retire la nationalité birmane à tous les Rohingyas. Ils ne font plus partie des groupes ethniques reconnus. Ils sont définitivement exclus de la société birmane.

            Ainsi, depuis longtemps, les Birmans participent tous passivement, et même parfois activement, à la persécution de ceux qui devraient être leurs concitoyens, se rendant complices d’un gouvernement criminel. Et nous ? Sommes-nous complices de ces atteintes fondamentales aux droits de l’Homme ?

         Rappelons-nous.

Rappelons-nous l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, dont la Birmanie est signataire. Rappelons-nous que tous les êtres humains naissent égaux en dignité, que tous les êtres humains sont censés naître libres et égaux en droits. Rappelons-nous que les êtres humains doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ; et ce, comme le précise le second article, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de langue, de religion…

Les Rohingyas ne partagent ni la couleur de peau, ni la langue, ni la religion des autres Birmans. N’en sont-ils pas moins des êtres humains, comme les autres Birmans, comme chacun d’entre vous, comme nous tous ?

Est-il utile de poursuivre ?

Est-il utile d’ajouter, par exemple, que le 5e article proscrit la torture, les peines et traitements inhumains ? Ce que subissent les Rohingyas est de la torture. Ce que subissent les Rohingyas est inhumain. Et ce que subissent les Rohingyas, selon l’article 7, et selon tout bon sens, doit être empêché : car tous les êtres humains, tous, Yasmine comme les autres, ont droit à une protection égale contre toute discrimination… Si le terme de discrimination suffit encore à qualifier la situation des Rohingyas ; si l’on ne peut pas déjà la qualifier de génocide. Mais la communauté internationale est-elle prête à le reconnaître ?

Alors que les conditions effroyables de vie des Rohingyas ne sont plus un secret pour personne, l’inaction et le silence des politiques, des États et de l’ONU n’en sont que plus incompréhensibles.

À l’échelle nationale, même le prix Nobel de la paix, ancienne opposante politique Aung San Suu Kyi, dont le parti est à présent à la tête du pays, n’a jamais pris publiquement la parole sur le sujet si ce n’est pour en minimiser la gravité.

Au niveau international, le déni est bien trop souvent le parti pris des États.

En novembre 2012 les Nations Unies ont néanmoins adopté une résolution appelant la Birmanie à accorder la nationalité birmane aux Rohingyas. Une résolution très efficace : moins d’un an plus tard, le président birman osa demander à l’ONU de l’aider à installer ces apatrides dans des camps ou à les expulser. Heureusement l’ONU a refusé !

En juin 2015 le président Barack Obama a appelé la Birmanie à faire un geste envers les Rohingyas. Un « geste » ? Il aurait peut-être fallu y penser bien avant quand, en avril 2013, l’Union Européenne et les États-Unis d’Amérique ont levé l’embargo en vigueur contre la Birmanie depuis 1986. Ils ont fermé les yeux. Ils se sont rendus coupables, coupables. Oh ! mais la situation fut évoquée très brièvement lors de la rencontre entre les présidents François Hollande, Barack Obama et l’ancien dirigeant de la Birmanie, Monsieur Thein Sein. Cela n’a pas empêché les contrats de se signer et les mains de se serrer.

Alors comment un simple bout de papier ou un discours bien intentionné et moralisateur peuvent-ils avoir du poids dans ce monde où le silence s’achète ? La Birmanie dispose de régions riches en pierres précieuses, en gaz et en pétrole. Total le sait, Total qui est l’entreprise française la mieux implantée en Birmanie. Aujourd’hui dans le monde l’argent passe avant l’humanité même pour les pays défenseurs des droits de l’Homme.

Martin Luther King disait : « Celui qui ignore le mal s’en fait complice. ». Nous accusons donc le monde de se rendre coupable de complicité ! Mais que représente une minorité face aux intérêts financiers ? Vous le savez : rien. Rien, ils ne représentent rien pour le monde ou si peu que lors de leur disparition complète, un journal en fera peut-être sa Une, le temps de s’émouvoir, d’avoir des remords puis de passer à la page suivante.

Vous trouvez peut-être cette fin violente, mais qu’est cette violence à côté de celle subie par Yasmine ? Et si nous sommes ici devant vous, c’est que nous croyons qu’un monde meilleur est possible, un monde dans lequel chaque homme, chaque peuple a sa place.

Pie VII vs. Napoléon 20.05.15  par Francois Rubellin le 2015-05-12

Les élèves de Seconde 4 visiteront mercredi 20 mai 2015 l'exposition Pie VII face à Napoléon au Château de Fontainebleau, tant dans le cadre du programme d'Histoire de Seconde que dans celui du bicentenaire de la chute définitive de l'Empire. Ils auront ainsi l'occasion de constater que le bras de fer entre pouvoirs temporel et spirituel ne se limite pas au Moyen Âge également à leur programme:

Présentation de l'exposition





1914-2014 : la Grande Guerre a cent ans  par La direction le 2014-11-27

La Mission du Centenaire 1914-1918 et les célébrations des cent ans de la Première Guerre mondiale

mardi 11 novembre 2014 par Francois Rubellin

A l’heure des célébrations des cent ans de la Grande Guerre, chacun pourra se rendre avec profit sur le site de la Mission du Centenaire 1914-1918 et parfaire ses connaissances sur un fait majeur de l’Histoire nationale, européenne, mondiale, désormais privé de témoins directs.
Le Petit Journal, 29 novembre 1914

Célébration du 70e anniversaire du débarquement  par La direction le 2014-11-27

Retransmission en direct au lycée des célébrations du 70e anniversaire du débarquement vendredi 6 juin à 14h

6 juin 1944 - 6 juin 2014 : le lycée au rendez-vous des 70 ans du D-Day

mardi 3 juin 2014 par Francois Rubellin

Vendredi 6 juin seront retransmises en direct des plages de Normandie les célébrations officielles des soixante-dix ans du débarquement allié qui permit la libération de la France et reste la plus grande opération militaire jamais organisée. Tous, élèves (libres à ces heures ou accompagnés par leurs professeurs) et personnels, sont bienvenus de 14h à 16h en salle A01 pour assister à cette retransmission. Chacun pourra également se rendre avec profit sur le site éducatif du groupe FranceTélévisions riche d’informations sur le sujet et l’événement à l’attention des publics scolaires.

1814 la chute de Napoléon, conférence 12.04.14  par La direction le 2014-11-27

La chute de Napoléon en 1814 : l’émergence d’une Europe des nations ?

Une conférence de Jakob Vogel (CH-SciencesPo.) samedi 12 avril au théâtre de Fontainebleau

mercredi 9 avril 2014 par Francois Rubellin

Dans le cadre des célébrations du bicentenaire des adieux de l’empereur et à l’invitation de l’ARCIF-Comité de Jumelage de Fontainebleau, le professeur Jakob Vogel (Centre d’Histoire de Sciences Po Paris) interviendra samedi 12 avril à 17h au théâtre municipal de Fontainebleau en compagnie de Christian Lequesne (CERI-SciencesPo.) :

 

La chute de Napoléon en 1814 : l'émergence d'une Europe des nations ?

Il est vivement recommandé aux élèves du lycée d’assister à cet événement dont le contenu est à même d’enrichir leurs connaissances et leur réflexion historique, politique et civique, ce bien au-delà des programmes scolaires.

Documents joints

Pr. Jakob Vogel Sa 12.04.14 17.00 (PDF – 61.5 ko)

Saint Denis, le cimetière des rois 29.01.2014  par La direction le 2014-11-27

Saint Denis, « le cimetière des rois ». La représentation du pouvoir entre les XIIe et XVIe siècles

 

"Les représentations du pouvoir en France depuis l’An Mil", 2 : sortie mercredi 29 janvier à la basilique de Saint Denis

lundi 27 janvier 2014 par Philippe Jacquet

A partir de l’An Mil, les rois ont pris l’habitude de se faire enterrer dans la prestigieuse abbaye de Saint Denis. Ils nous ont laissé un témoignage inestimable sur l’image qu’ils avaient d’eux mêmes et de leur pouvoir. Malgré les nombreux réaménagements et les destructions, Saint Denis reste un lieu incontournable pour étudier les représentations du pouvoir au Moyen Age et sous la Renaissance.

 

P.-S.

RV à l’entrée du lycée à 10h20 pour se rendre ensemble à la gare.

 

Portfolio

1-Saint-Denis 2-Saint-Denis nef et transept 3-Philippe V le Long, Jeanne d'Evreux, Charles IV le Bel