L'Ordonnance

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L'Ordonnance HS - Graine d'Académie 2020!  par Francois Rubellin le 2020-06-03

Acceptée en janvier par l'Académie des Sciences Morales et Politiques, la candidature de neuf élèves de Première PSP au prestigieux concours lycéen et étudiant "Graine d'Académie" (thème 2020: le pouvoir) s'est matérialisée sous la forme d'un très riche et varié numéro Hors-Série de L'Ordonnance, le mensuel du lycée, consacré à la liberté d'expression, à l'occasion des cinq ans des attentats contre Charlie-Hebdo:

2015-2020, la liberté d'expression cinq ans après "Charlie": pouvoir des mots, pouvoir des images, pouvoir des idées et des convictions, comment les concilier dans un monde et un siècle de tous les possibles?

Au sommaire de ce cahier spécial, entretiens avec les académicien-ne-s Mireille Delmas-Marty et Rémi Brague, controverses, sondage, caricatures, montages... et invitation finale adressée à chacun-e: qu'est-ce, pour toi, que la liberté d'expression? Exprimez-vous, car cette liberté, comme toutes les libertés, ne mourra que si on ne la fait pas vivre!

Bonne lecture!

L'Ordonnance XI  par Francois Rubellin le 2020-04-07

Introspection sanitaire

La crise sans précédent que nous vivons (la pire jamais connue depuis la création de l’ONU, selon Antonio Guterres, son secrétaire général) nous amène tous à repenser non seulement notre société, nos valeurs, notre mode de vie, mais bel et bien nous-mêmes. Cinq, six semaines de confinement nous conduisent à nous interroger sur la vaillance, l’autonomie, la résilience (mot à la mode s’il en est) dechacun. Le Covid-19 (ou la Covid-19, devrait-on plutôt dire) doit être pour nous le moyen, la chance, d’évoluer.

Évoluer, encore, toujours, c’est ce qui a pu sauver l’espèce humaine depuis les milliers d’années qu’elle habite cette planète. Tirer les leçons, en revanche, on a vu par le passé que la chose n’était pas toujours aisée. Qui sait si les baisses des taux de pollution enregistrées seront encore les mêmes après la pandémie ? Si les poissons revenus à Venise y resteront ? N’est-ce pas là pour nous l’occasion de reformuler notre modèle capitaliste et globalisé effréné, qu’un virus a réussi à faire flancher ?

Le bond du taux des violences conjugales et probablement des violences au sein d’un foyer pendant le confinement ne fournissent-ils pas le déclic nécessaire pour prendre de véritables mesures au lendemain de celui-ci ?

Il y a ici naturellement matière à réflexion, car l’après-Covid-19 finira bien par arriver, et est sans doute déjà dans les tuyaux. Penser l’après-coronavirus peut paraître présomptueux, mais à toute pandémie il y a bien pic de cas, puis descente du nombre d’infectés, de morts, pour finalement retourner à la normale. Quelle normale ? L’avenir nous le dira. En attendant, restez chez vous. On ne vous le répétera jamais assez, et tant pis si cela tourne pour vous à l’overdose, restez chez vous.

Sur ce, histoire de se détendre un petit peu, rien ou presque dans cette édition, à part l’éditorial, ne rappellera le coronavirus. En effet, ce onzième numéro confiné vous invite à découvrir, au fil de ses pages, deux interviews exclusives, et des articles plus traditionnels (des invitations à découvrir notre patrimoine, un konditorei, et une série Netflix), sans oublier, bien sûr, notre supplément sportif. Bonne lecture et à bientôt, en « présentiel » (quelle novlangue immonde quand même) on l’espère.

LR

L'Ordonnance X  par Francois Rubellin le 2020-02-28

L'anniversaire de l'Ordonnance

On ne s’énervera pas aujourd’hui sur les aléas actuels de la liberté d’expression, les adorateurs ou les haïsseurs de Greta T. ou le Black Friday. Ce dixième numéro fête l’anniversaire de L’Ordonnance, votre journal lycéen. Pour fêter cela, on a mis les bouchées doubles voire triples puisque nous atteignons les seize pages ! Dans ces seize pages, vous pourrez lire les interviews des cinq candidats à la mairie de Fontainebleau (et cette centralisation vous évitera donc de devoir analyser les plaquettes des uns des autres). On y trouvera aussi un appel à changer le cinéma, un autre à contribuer à Wikipédia et les trois derniers conseils d’Envie d’action pour sauver la planète. Sans oublier, bien sûr, notre supplément sport.

Cet anniversaire est aussi l’occasion de se questionner sur le devenir de L’Ordonnance, qui ne compte parmi ses membres que des élèves de Terminale, et qui a fortiori ne seront plus là l’an prochain. C’est un travail qui demande certes du temps de la motivation, et, plus important, de la régularité, mais une fois l’équipe de rédacteurs et de rédactrices solidement constituée, on arrive à tenir le rythme d’un numéro par mois. C’est d’ailleurs assez satisfaisant de tenir dans ses mains ou de voir en ligne le fruit de ses efforts, vous verrez. Ami.e.s de Première et de Seconde, n’hésitez donc pas à nous contacter (assez actifs sur Instagram que nous sommes) !

LR

L'Ordonnance IX  par Francois Rubellin le 2020-01-28

Charlie Ordo

Triste anniversaire que celui que le mois de janvier 2020 a connu. Cinq ans plus tôt, le 7 janvier 2015, les locaux de la rédaction du journal Charlie Hebdo, hebdomadaire satirique emblématique de la liberté d’expression et du paysage journalistique français, ont été investis par des terroristes qui y ont abattu douze personnes. Charb, Cabu, Wolinski, Tignous et Honoré, dessinateurs mythiques de Charlie étaient parmi ces douze. Avec eux, Elsa Cayat, Franck Brinsolaro, Frédéric Boisseau, Bernard Marris, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, et Ahmed Merabet. Correcteurs, invités, chroniqueurs, employés ou policiers, ils sont tombés sous les coups de la barbarie.

Les jours qui ont suivi ont vu se perpétrer un second attentat, dans un hyper casher, mais aussi et surtout une déferlante « Je suis Charlie », que semblent avoir oublié un peu trop de polémistes, politiques ou internautes aujourd’hui. La peur a pris le pas, la haine de son prochain a annihilé les sentiments que ce prochain pouvait spontanément nous inspirer dans les marches blanches mémorielles, et la méfiance règne. On ne peut plus voir ou entendre un journal télévisé sans s’entendre rabâcher les tristesses du monde. On ne peut plus lire des titres de journaux sans se dire que « c’aurait pu être nous ». On associe telle ou telle actualité avec telle ou telle représentation que l’on a du monde. Certains savent en rire, d’autres non. Les seconds peuvent lâchement attaquer et tuer les premiers, mais, et c’est là toute la perversité de la chose, peuvent également agir sous couvert d’un militantisme contre lequel on ne pourrait rien, et tuer ce que les premiers incarnaient, la liberté d’expression.

C’est parce que nous croyons que celle-ci n’est pas tout à fait enterrée et pour montrer que l’oubli n’a pas pris le dessus, que le numéro de janvier de L’Ordonnance est renommé Charlie Ordo et qu’y cohabitent des caricatures et des articles plus « traditionnels ». Ainsi, nos dessinateurs ont-ils préparé des salves de caricatures d’actualités nationales ou lycéennes, que vous retrouverez non loin d’un hommage au célébrissime « Beauf » de Cabu et au Petit traité d’intolérance de Charb. En plus de quoi y aura-t-il des conseils d’Envie d’Action, une interview et une chronique culturelle. Bref, de quoi vous régaler à la lecture de ce neuvième numéro !

Et bonne année au fait.

LR    

L'Ordonnance VIII  par Francois Rubellin le 2020-01-03

Gretacharnement

Le magazine Time a récemment élu Greta Thunberg personnalité de l’année 2019. Aussitôt, Internet et plus particulièrement la Twittosphère se sont enflammés contre la jeune fille, s’en prenant à elle des manières les plus abjectes, l’attaquant sur son physique, sa maladie, etc. Du côté des pro-Greta, on accuse tous les antis d’être des beaufs, blancs, mâles de plus de cinquante ans, frustrés de voir qu’une jeune Suédoise est plus connue qu’eux. Du coup, voilà les deux partis s’abaissant à s’insulter les uns les autres, exagérant tout à l’envi, rappelant notamment que Hitler, en 1938 ou Staline en 1939 avaient été élus personnalité de l’année, mais que l’avaient également été le Mahatma Gandhi et MLK…

C'est assez désolant. Le fait que les gens s’écharpent à propos d’une personne qui, qu’on le veuille ou non, a marqué l’année (comme en leur temps les susnommés) est le témoignage de notre incroyable capacité à se focaliser sur l’arbre qui cache la forêt. Je n’ai guère de sympathie pour notre congénère Greta - bien qu'ancienne élève de notre partenaire de Stockholm Franska Skolan - mais cela n’a aucune importance ! Il ne s’agit pas de faire l’unanimité sur ce qu’elle est, mais sur ce qu’elle défend. Alors que la planète part en vrille, on se concentre, on s’acharne, pour la défendre ou pour l’enfoncer, sur Greta Thunberg. Tout cela n’a guère de sens. Réagissons et comptons sur l’esprit de Noël - ou du nouvel an - pour donner un peu de raison à ceux qui en ont besoin.

Quant à notre menu de fêtes, il est varié lui aussi ! Attendez-vous à de la science, une visite insolité, une adresse bien pratique, des conseils écolos, ou encore du cinéma, une chronique économique et même un petit jeu ! Si c'est pas merveilleux... Bonne lecture de ce huitième numéro

LR

L'Ordonnance VII  par Francois Rubellin le 2019-12-01

Blague Friday

Comme tout un chacun ou presque, et plus particulièrement en cette période de Noël propice à l’achat d’un peu tout, il m’arrive de me rendre sur des plateformes de vente en ligne (une en particulier commençant par ama et se terminant par zon)0. Or donc, depuis le 22 novembre, voire avant, mes yeux ont été attaqués par des couleurs agressantes, des slogans idiots et des produits l’étant tout autant (qui d'un echo, qui d’une Alexa...). Le Black Friday, qui métastase – quoique métastaser implique une stagnation, or la chose est loin de stagner, aussi dirons nous qu’il pullule – depuis cinq ans en France était omniprésent cette semaine. Sur la rue Grande de Fontainebleau, un commerce sur deux (allez, trois) affichait un sticker souvent moche indiquant une super promo. N’allez pas voir chez moi un antiaméricanisme primaire, car je suis loin de détester l’oncle Sam.

Au demeurant, alors que nos plages sont chaque jour un peu plus polluées par nos déchets (voir notre chronique Envie d’action), et que l’ubérisation de la société, dont traitent Ken Loach dans son dernier film Sorry we missed you (voir la critique d’Astrid) et son pendant français Robert Guédiguian dans Gloria Mundi, sorti mercredi, menace le monde du travail, il serait peut-être bon (ou aurait été bon, le Black Friday étant terminé) de réfléchir avant de cliquer sur ajouter au panier, puis commander. Pensez-y ce lundi 2 décembre pour la mascarade du Cyber Monday, autre vaste blague commerciale.

Heureusement que la culture est là pour nous mettre du baume au cœur, avec un article du grand week-end musical autour de Tchaïkovski à Paris ce week-end, le compte-rendu de la rencontre, animée par MM. Da Silva et Fortin, d'élèves du lycée avec le chanteur HK et enfin l'interview de Sophie Morisse, une artiste exposant actuellement à Fontainebleau. Vous trouverez d'ailleurs cette interview dans une nouvelle rubrique, Les Rencontres de l'Ordonnance, aux côtés d'une rencontre avec les Gilets Jaunes du Rond-Point de l'Obélisque. Bonne lecture de ce septième numéro!

LR

L'Ordonnance VI  par Francois Rubellin le 2019-10-25

Tout en contrastes!

Bonjour lectrice, bonjour lecteur, et bienvenue dans le sixième numéro (eh oui déjà, le temps passe vite) de L'Ordonnance. Un numéro tout en contrastes puisque nous évoquons la mémoire de la Seconde Guerre mondiale à Fontainebleau et consacrons trois pages de débat sur le film Joker, des chroniques aux sujets bien différents, un poème et notre supplément sportif que je vous laisse le soin de découvrir. 

Bon, quant à notre traditionnel édit ou ordonnance, nous arrivons bien sûr à celui de 1685, soit au plus fameux quoiqu'au plus douloureux dans la mémoire collective, l'Édit de Fontainebleau proprement dit, qui révoque celui de Nantes signé en 1598. Ainsi, les guerres de religion vont reprendre et mettre fin à la paix relative qui avait été mise en place par Henri IV. Louis XIV est loin d'avoir tout bon... 

L'Ordonnance V  par Francois Rubellin le 2019-09-28

De retour!

Bonjour lectrice, bonjour lecteur. Avec l’année scolaire qui débute, c’est la fin d’une histoire et le commencement d’une autre. Après près d’un quart de siècle ans de bons et loyaux (?) services, les filières L, ES, et S tirent leur révérence, au profit des spés et des oraux. Qu’arrivera-t-il à nos camarades de Seconde et de Première, seul l’avenir saura nous le dire. Ce dont on est sûr à l’inverse, c’est de retrouver L’Ordonnance qui consolide avec ce cinquième numéro sa présence dans notre bel établissement. On ose espérer que ce numéro sera à la hauteur de vos attentes, que ce soit par la qualité des articles proposés que par les nouvelles rubriques Envie d’Action et Sport (qui, vous le verrez, n’est pas sans rappeler un quotidien sportif pas méconnu…).

Sinon, pour continuer dans nos édits et ordonnances signées à Fontainebleau, nous évoquons aujourd’hui une autre ordonnance de Louis XIV, signée en juin 1680 relative aux aydes, les impôts, qui définissait plus précisément le cadre dans lequel ceux-ci devaient être collectés.

L'Ordonnance IV  par Francois Rubellin le 2019-05-23

Avant de se quitter…

Bonjour lectrice, bonjour lecteur. Bienvenue dans le quatrième numéro de L’Ordonnance, qui sera le dernier de l’année scolaire 2018-2019. Si nous comptons bien revenir en septembre, un petit mot de remerciement pour toi lecteur. Car L’Ordonnance aurait pu s’arrêter en janvier, mais grâce à une communauté qui s’agrandit à chaque numéro sur les réseaux (Instagram @ordonnancef1, Facebook) comme dans le lectorat de la version papier, nous avons pu exister, et durablement de surcroît. Alors merci, et bonne lecture !

L'Ordonnance III  par Francois Rubellin le 2019-04-18

L'Édit(orial) de Fontainebleau

Bonjour et bienvenue dans ce troisième numéro de l'Ordonnance, votre journal lycéen, qui vous accueille en ce mois d'avril avec des articles variés et copieux pour, nous l'espérons, votre plus grand plaisir. Sachez aussi que vous pouvez nous retrouver sur Instagram (@ordonnancef1), Facebook et même Youtube. On se revoit en mai, d'ici là portez-vous bien, et bonnes vacances !