Séance avec le philosophe Maxime Rovere

 

autour de la parution de sa nouvelle traduction des Lettres à Lucilius de Sénèque

 

 

 

Le mercredi 7 janvier 2026, malgré la neige, les élèves latinistes et certains élèves d’HLP de M. Vanhoutte ont eu la chance d’accueillir le philosophe Maxime Rovere. Il vient de publier une nouvelle traduction des Lettres à Lucilius de Sénèque, une œuvre littéraire majeure qui a la particularité d’être constituée de lettres véritables dont les réponses ne sont pas conservées, et d’avoir été écrites dans les dernières années de la vie de l’auteur, qui se savait condamné à mourir à brève échéance.

 

Échange amical entre Sénèque et son ami Lucilius, échange philosophique d’un homme qui parle à son autre lui-même, réflexion profonde, mouvante, sur ce qui fait la valeur de chaque instant de vie vécu comme un pas vers le bien, vers le meilleur possible – les lettres ne sont pas un traité sur le bonheur, mais le chemin d’un homme qui, à chaque fois, recommence le travail et le pousse un peu plus loin. Ancrées dans la réalité quotidienne, dans ses rencontres, dans les hasard d’une vie véritable, les lettres entrainent le lecteur dans ce cheminement sans jamais aboutir à un dogme qu’on assène, loin de l’image traditionnelle du stoïcisme.

 

Trois lettres avaient été retenues, que les élèves ont traduites en décembre : la première (sur le temps), la septième (sur les massacres de midi au cirque) et la vingt-troisième (sur la joie).

 

La rencontre avec Maxime Rovere s’est faite en deux moments. Le premier consistait en un échange informel, pendant lequel il a expliqué comment il en était venu à vouloir proposer une nouvelle traduction de ce texte. Son but était de retrouver l’impression que Sénèque parlerait à son lecteur sur le ton de familiarité que conserve le latin, mais que les traductions universitaires compassées peinent à rendre. Comment traduire les expressions ramassées, les aphorismes de Sénèque ? Que signifie traduire un philosophe, en tant que philosophe ? Comment renouveler, par la traduction, l’extraordinaire force de ce texte ?

 

Dans un second temps, les élèves ont travaillé en groupe. Chacun a choisi une lettre comme support principal, et imaginé une transposition de son contenu sous forme de vidéo courte, ou de montage audio. Ces réalisations ont été faites sur place, les montages finalisés ensuite à la maison.

 

Merci à Maxime Rovere d’être venu rencontrer nos élèves et leur proposer cette séance passionnante, et merci aux élèves présents pour leur imagination et leurs talents de monteurs.

 

 

Madame Weddigen,

professeur de latin

 

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