Biennale 2026 du CERI-SciencesPo, Day 1: 27 élèves de Terminale et Première ont eu la très belle opportunité d'assister et participer activement à la Biennale du CEntre de Recherches Internationales, le laboratoire de recherches internationaliste de Sciences Po les 2 et 3 juin dans le superbe campus Saint-Thomas au coeur de Saint-Germain des Prés. Pas moins de cinq forums au menu de ce jour (programme complet ici), puis rencontre et échanges avec plusieurs doctorants pour mieux comprendre le monde de la recherche en école doctorale avec Jeanne-Louise Roellinger et Dan Sanaren notamment. Merci au CERI, sa directrice Stéphanie Balme et son équipe pour cette invitation, la chaleur de l'accueil reçu et l'attention dont le groupe a fait l'objet. Un événement appelé à marquer la mémoire des participants!
Niels VIQUELIN (1ère 4 HGGSP) résume ci-dessous cette première journée:
Ce mardi 2 juin 2026 vingt-sept élèves de terminale et de première du Lycée François 1er dont moi ont été accueillis sur le nouveau campus de Sciences Po situé au 1 place Saint-Thomas d’Aquin au cœur de Paris. La journée débuta par un discours introductif de Madame Stéphanie Balme, directrice du CERI, nous donnant le titre de cette biennale autour duquel convergent toutes les tables rondes auxquelles nous avons assisté par la suite : penser les « LIGNES DE FAILLE ». Jour 1 : « la violence comme nouveau langage global » :
De 10h à 12h des chercheurs nous ont présenté leurs travaux autour d’un thème commun : « La gouvernance du religieux en contexte autoritaire. Quand le sacré devient un outil de contrôle ». En passant par le Maroc, la Russie, le Bangladesh ou encore l’Arabie Saoudite et l’Egypte, nous avons exploré les relations entre Etats et institutions religieuses dans les sociétés contemporaines et la manière dont les actions de l’un peuvent affecter l’autre, surtout sur la scène politique parfois rongée par l’autoritarisme.
Puis de 13h à 14h30 nous avons participé à une réflexion sur le thème suivant : « Trente-cinq ans d’études des conflits : comprendre la violence du monde d’hier et d’aujourd’hui ». Un sujet très intéressant, surtout très actuel, ce que nous comprenons en tant que lycéens en allumant la télévision ou simplement en parcourant les réseaux sociaux. Le côté relationnel de la violence et sa négation qui passe par la diabolisation et « l’ennemisation » pendant les guerres nous font comprendre que les conflits ne sont pas à simplifier et qu’ils reposent beaucoup sur la nature humaine.
La dernière table ronde qui finissait à 16h était intitulée « Se souvenir des guerres de demain ». Un titre qui semble paradoxal mais qui ne l’est pas. Les chercheuses, après des rappels nécessaires sur l’Histoire, ont insisté sur l’importance de la perpétuation du devoir de mémoire et les différentes formes qu’il pouvait prendre (cas d’étude européens en l’occurrence, entre les Allemands chassés de Pologne et de Tchécoslovaquie, la revitalisation de la mémoire de la Shoah, ou le cinéma roumain). Il faut s’adapter à l’époque et à chaque individu, utiliser la culture, ériger des musées, revenir sur des œuvres du passé pour mieux comprendre et mieux appréhender les conflits actuels et futurs.
Pour conclure, cette journée nous a permis à nous, lycéens, de nous immerger dans le milieu des études supérieures, dans une des écoles françaises les plus réputées concernant les sciences sociales et qui participe aussi à la recherche. Un milieu qui peut sembler inaccessible à premier abord, voire élitiste. Mais le format auquel nous avons participé a prouvé le contraire. Dans des salles étaient mélangés lycéens, étudiants, professeurs et chercheurs, et chacun était libre de poser des questions traitées sans mépris par les membres du CERI qui se disaient même (à notre surprise) intimidés par notre présence.
Niels VIQUELIN, 1G04, juin 2026
