
Au nombre des quatre élèves constituant la délégation invitée à assister à la rentrée solennelle du CERI-SciencesPo mardi 15 septembre 2026, Josué DURAND (TG04 PSP-SED) rend ici compte du temps fort que fut la table-ronde qui débattit de la liberté académique et de recherche aux États-Unis sous "Trump II":
Mardi 15 septembre, sur invitation du CERI-Sciences Po, une délégation a été emmenée du lycée par M. Rubellin à la Maison de l’Amérique latine à Paris pour une conférence sur la liberté académique aux États-Unis. À cette occasion, nous avons eu le plaisir d'entendre M. Todd Wolfson, président de l'American Association of University Professors (AAUP), ainsi que Mme Colette Delawalla, fondatrice et présidente de Stand Up for Science. Durant cette table-ronde, nous avons pu entendre dans la langue de Shakespeare de marquants témoignages sur la liberté académique aux États-Unis. Nous avons principalement entendu l’angoisse croissante que ressentent les chercheurs états-uniens à l’heure de proposer et de rédiger des sujets de recherche par peur d’être limogés ou privés de financement par la «Trump Administration». Dorénavant, dans la quasi-totalité des secteurs de recherche, être chercheur dans le pays de la «Freedom of speech» (la liberté d'expression), c’est, par exemple, se voir imposer l’interdiction d’écrire certains mots comme «santé mentale», «victime» ou encore «féminisme». Cette situation fait que de nombreux scientifiques aux États-Unis reçoivent des menaces à cause de leurs recherches et vont travailler la boule au ventre. Colette Delawalla et Todd Wolfson ont tenu à nous alerter. En effet, il y a dix ou cinq ans une pareille conjoncture aux États-Unis aurait davantage paru relever du cauchemar que d’une réalité proche et pourtant, depuis l’arrivée de Donald Trump au bureau ovale, les dépenses dans la recherche ont chuté, certains chercheurs sont persécutés en raison de leurs travaux et fuient désormais vers d’autres pays dont certains en Europe. C’est pourquoi il ne faut en aucun cas se reposer sur ses lauriers et se dire que cela ne pourra jamais arriver en France. Toujours d’après les chercheurs, il faut maintenant agir et donc voter en conscience et conséquence.
Josué DURAND (Terminale 4 SED-PSP)